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L'EXEMPLE
DU DOCTEUR KORCZAK de
David Greig
 
ADZIO Chaque
fois que le soleil se lève, il y a du danger.
Chaque fois que le soleil se couche, il y a plus de danger encore. Au
moins je me défends.
KORCZAK Nous
nous défendons aussi en prouvant
que la justice, l'honnêteté et la tolérance existent
encore.
Nous résisterons aux nazis.
ADZIO La
différence c'est qu'ils se fichent de votre exemple, Docteur
Korczak. Mais ils ne se fichent pas de mon couteau dans leur dos.
L'Exemple
du Dr Korczak
L'étincelle
qui donne vie
Le Docteur Korczak
est une figure très importante en Pologne et dans plusieurs pays
de l'ancien bloc de l'Est où les enfants apprécient ses
histoires depuis longtemps. Il est cependant presque inconnu en Angleterre.
J'ai appris à le connaître lorsque la directrice de théâtre
Irina Brown, Russe elle-même, m'a raconté son histoire.
Au départ, j'ai été attiré par les théories
éducatives de Korczak et ses idées - encore révolutionnaires
de nos jours. Je voulais écrire une pièce qui exploiterait
ce sujet et - ainsi que cela s'est passé dans la première
production anglaise - faire entrer la pièce dans les écoles
où elle remettrait en question les élèves et les
enseignants sur leur propre terrain. Cependant, à mesure que
je m'attachais au personnage et à son uvre, l'inévitable
ombre du ghetto se mit à dominer le thème et le récit.
Un passage du journal de Korczak provoqua l'étincelle qui donna
vie à la pièce. Il raconte l'exclusion d'un garçon,
Adzio, renvoyé de l'orphelinat parce que sa violence et les troubles
qu'il provoquait menait la police du ghetto aux portes de l'orphelinat.
Pour la sécurité des autres enfants, Korczak fut forcé
d'expulser le garçon. Ce court passage du journal révèle
un grave traumatisme et un terrible dilemme pour le Docteur. Soudain,
pour moi, ces personnages de l'Histoire devinrent réellement
vivants.
Peu de temps après
avoir achevé une première mouture de la pièce,
j'ai passé un mois en Palestine, à Ramallah, pour travailler
à une pièce pour le théâtre Al Karaba. Au
même moment, je dirigeais aussi des ateliers avec de jeunes écrivains
palestiniens. Ces ateliers étaient organisés par l'INAD,
compagnie de théâtre d'enfants à Bethléem.
Bethléem et Ramallah étaient des villes sous occupation
et leurs habitants exposés à des humiliations quotidiennes
et aux dangers de la violence des soldats. J'ai parlé à
la directrice de l'INAD, Raeda Ghazaleh, de la situation des enfants
avec lesquels elle travaillait. Elle exprima de façon très
émouvante sa croyance en une conduite humaine et la nécessité
de montrer l'exemple
J'ai mentionné le nom de Korczak et
à mon grand étonnement, elle avait non seulement entendu
parler de lui mais elle connaissait bien son uvre. Je me demandais
quelle pourrait être son attitude vis-à-vis de lui ; Korczak
étant un héros en Israël. En tant que Palestinienne,
elle pourrait avoir pour lui des sentiments partagés. Elle me
répondit en me montrant la vidéo d'un projet de l'INAD
: la compagnie de théâtre avait rassemblé plus d'une
centaine d'enfants de la municipalité de Beit Jala. Ensemble,
ils marchaient vers l'hôtel de ville, ils grimpaient sur le toit
et déployaient une immense bannière où se trouvaient
écrits les mots de la déclaration des Nations Unies sur
les droits de l'enfant. Un document et un moment qui sont pour moi le
testament vivant de l'uvre de Korczak.
David
Greig
North Queensferry, janvier 2003

© photo Sylvie
Steppé
Une pédagogie fondée sur le respect
Korczak ne se considérait
pas comme un pédagogue mais comme un " ami des enfants ".
Ses objectifs étaient de former le caractère de l'enfant
en s'efforçant d'éveiller en lui le désir de s'éduquer
et de se contrôler lui-même. Il éduquait d'une façon
totalement désintéressée, non pas dans l'esprit
ni dans l'intérêt d'une religion, d'une nation, d'un état
ou d'une doctrine politique, mais uniquement pour le bien de l'enfant
lui-même. Il soulignait l'importance d'être avec l'enfant,
de le défendre lui et pas un système de valeur extérieur.
Dans les orphelinats
qu'il créa, Korczak exigeait que l'on prenne l'enfant au sérieux,
qu'on le laisse grandir naturellement tout en veillant à la santé
de son corps, à son éducation et à son instruction.
Les questions éducatives
qui se posent aujourd'hui -du décrochage scolaire au pouvoir
de la violence-, Janusz Korczak s'y est lui aussi confronté.
Et pour que vivre ensemble dans les orphelinats soit possible, il a
élaboré des méthodes pédagogiques pour aider
les enfants à surseoir à leur propre violence, à
être capables de se doter d'une véritable volonté
réfléchie. Des outils qui forment à la citoyenneté
et à la démocratie.
Janusz Korczak était
aussi un humaniste visionnaire. Il nous lègue un message d'amour
et d'espoir, une foi toujours renouvelée dans l'homme, dans sa
capacité de tenir droit à l'heure de la tourme.
D'après
"Janusz Korczak, comment surseoir à la violence" Présenté
par Philippe Meirieu, PEMF, 2001, coll. L'éducation en questions
et d'après le site http://korczak.info
Vous dites :
C'est épuisant de s'occuper des enfants.
Vous avez raison
Vous ajoutez
:
Parce que nous devons nous abaisser à leur niveau. Nous baisser,
nous pencher, nous courber, nous rapetisser.
Vous vous trompez
Ce n'est pas
cela qui nous fatigue, mais c'est le fait que nous devons nous élever
jusqu'à la hauteur de leurs sentiments. Nous élever, nous
étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour
ne pas les blesser.
J.
Korczak " Quand je redeviendrai petit " © AFJK, 2001

Korczak avec les
enfants et les éducateurs de l'Orphelinat de Dom Sierot.
Korczak pédagogue
visionnaire
Dans l'orphelinat
qu'il a créé en 1912, Korczak a affaire à des situations
difficiles, à des enfants violents, mais aussi très exigeants.
Il est, en permanence, assailli par chacun d'entre eux qui veut qu'on
s'occupe de lui et qu'on lui donne satisfaction tout de suite
Il faut sortir du " tout, tout de suite " ; il faut exiger
que les enfants puissent attendre et, donc, réfléchir.
Il faut aussi endiguer la violence : il essaie de leur expliquer qu'il
ne faut pas se battre ; parfois même il les punit pour qu'ils
ne se battent pas , mais rien de tout cela ne marche
jusqu'au
jour où Korczak a un coup de génie.
Un coup de génie
qui est fondateur à la fois de la pédagogie et peut-être
même, bien au-delà, de la formation à la citoyenneté
et à la démocratie. Il leur dit : " Écoutez,
vous avez le droit de me demander tout ce que vous voulez ; vous avez
le droit d'exprimer vos opinions ; vous avez le droit de vouloir insulter
tel ou tel. Vous avez même le droit de vous battre, mais à
une condition : il faut écrire auparavant, il faut prendre le
temps de réfléchir à ce que l'on veut, faire une
lettre et la déposer dans la boîte aux lettres. Ensuite
chacun lira les lettres qui lui sont destinées, répondra,
et la discussion pourra s'engager. "
Et là, tout
bascule : la boîte aux lettres, c'est la possibilité, enfin,
de réfléchir avant d'agir. Korczak reconnaît que
la boîte aux lettres ne fait pas de miracles, mais il ajoute "
la trique non plus ne fait pas de miracles ". À travers
la boîte aux lettres, en revanche, les enfants découvrent
tout l'intérêt qu'il y a à réfléchir.
À réfléchir pour s'exprimer, pour s'expliquer,
pour tenter de résoudre les problèmes autrement que par
la force. Et cela, c'est absolument essentiel, non seulement dans la
classe mais, bien au-delà, dans toute la société.
C'est peut-être même le fondement de la société.
Et puis il invente
bien d'autres dispositifs : une gazette, un tribunal. Il met aussi en
place un système de " défis " : l'enfant se
fixe avec l'adulte un objectif, difficile mais accessible, et la collaboration
de l'éducateur, du groupe et de l'intéressé doit
permettre de relever ce défi.
La pédagogie
du Docteur Korczak fait référence pour les pays de l'Europe
de l'Est comme font référence chez nous Ovide Decroly,
Célestin Freinet ou Peter Petersen.
D'après
"Janusz Korczak, comment surseoir à la violence" Présenté
par Philippe Meirieu, PEMF, 2001, coll. L'éducation en questions
et d'après le site http://korczak.info
Le
droit à l'amour · Le droit aux meilleures conditions de
croissance et de développement · Le droit au respect ·
Du respect pour les minutes du temps présent · Le droit
de l'enfant à être ce qu'il est · Le droit de faire
des erreurs · Le droit d'échouer · Du respect pour
sa laborieuse quête du savoir · L'enfant a le droit d'exiger
que ses problèmes soient considérés avec impartialité
et sérieux ·
L'enfant a le droit de vouloir, de réclamer, d'exiger ·
Le droit d'avoir des secrets · Le droit au respect de ce qui
lui appartient · Le droit à l'éducation ·
Le droit de résister à l'éducation · Le
droit de choisir sa religion · Le droit à la protestation
· L'enfant a le droit de faire appel à la justice ·
Le droit à un tribunal constitué de ses pairs ·
Le droit à la défense · Le droit au respect pour
son ignorance · Du respect pour ses échecs et pour ses
larmes
"
L'Exemple du Dr Korczak "
©
photo Sylvie Steppé
JANUSZ KORCZAK...
UNE VIE
Né le 22
juillet 1878 dans une famille juive polonaise aisée, Henryk Goldszmit
devient médecin tout en écrivant des pièces de
théâtre sous le pseudonyme de Janusz Korczak.
Alors qu'il va devenir
un pédiatre à la mode, il s'intéresse dès
1900 aux conditions matérielles et morales des enfants des quartiers
pauvres de Varsovie. À 34 ans, il renonce à une carrière
florissante pour mettre en place, en 1912, un institut pour orphelins
juifs et, plus tard en 1919, un autre établissement pour les
enfants d'ouvriers polonais. Dès lors il se consacrera à
ses orphelinats qui recueillent ce que l'on appellerait aujourd'hui
des " enfants des rues ".
Durant la Première
Guerre Mondiale, il part au front en tant que médecin. Durant
cette période, il rédige son uvre principale : "
Comment aimer un enfant ". Par la suite, il écrira plusieurs
romans pour enfants dont " Le Roi Mathias Ier ", une déclaration
sur les droits de l'enfant " Le Droit de l'enfant au respect ",
un ouvrage scientifique " Les Règles de la vie ", des
pièces de théâtre " Le Sénat des fous"
et " Les Gosses de la cour ",
et son terrible "
Journal du ghetto ".
En plus de son travail
quotidien dans les orphelinats, Korczak organise des cours pour les
éducateurs et collabore à la formation d'instituteurs.
Il enseigne également à l'Université Libre Polonaise
dans la section pédagogique où il donne un cours sur "
La Société des enfants ". Il est nommé expert
auprès du Tribunal où il défend les jeunes délinquants.
Sa voix est connue de tous, petits et grands, qui l'écoutaient
à la radio raconter des histoires dans l'émission "
Les petites causeries du vieux Docteur ", de 1934 à 1936.
Il y présente encore en 1938 un dernier cycle d'émissions
intitulées " Conversations avec un ami ".
En octobre 1940,
l'orphelinat est transféré dans le ghetto de Varsovie.
Korczak continue de s'y consacrer entièrement et le 4 août
1942, Korczak, ses collaborateurs et les orphelins sont déportés
au camp de Treblinka.
J'arrose les
fleurs. Ma calvitie à la fenêtre - quelle bonne cible cela
ferait !
Il a un fusil. Pourquoi reste-t-il comme ça, à regarder
tranquillement ? Il n'a pas reçu d'ordre. Peut-être était-il
instituteur à la campagne, ou balayeur des rues à Leipzig,
garçon de café à Cologne ? Que ferait-il si je
lui faisais un petit signe de la tête ? un geste amical de la
main ? Il ne sait peut-être même pas ce qui se passe ? Il
est peut-être arrivé hier de très loin.
Extrait
du " Journal du ghetto " Janusz Korczak

TÉMOIGNAGE
Idéaliste,
pragmatique, Korczak était l'homme chez qui les idées
correspondaient aux actes, et les actes aux idées, un homme chez
qui connaissance et conscience allaient de pair. L'éducation
qu'il proposait était fondée sur la confiance et l'autonomie,
mais éloignée de la permissivité. Il rêvait
d'une société plus juste, mais, ayant perdu toute illusion
sur les idéologies en général " pour avoir
participé aux trois guerres et aux deux révolutions ",
comme il aimait à le souligner, il n'y voyait qu'un moyen pour
y parvenir : éduquer les enfants à la démocratie,
tout en les considérant en tant qu'individus à part entière.
" Pas des personnes à venir, mais des personnes dès
maintenant - aujourd'hui. "
Sofia
Bobowicz
Traductrice de Janusz Korczak
" Si, demain, je dois aller à la rencontre d'un
nouveau groupe d'enfants, je dois savoir d'avance qu'il y aura parmi
eux des doux, des passifs, des faibles, des confiants, des pervers,
des méchants, des agressifs, de faux soumis ; des malins, des
intrigants, des malfaiteurs
Je dois savoir qu'il me faudra lutter
pour imposer un règlement et assurer la protection des faibles
et des innocents [
]. Qu'il me faudra lutter pour aider chacun
à grandir et à se dépasser et que ce sera long.
Mais ce n'est qu'à cette condition que je pourrai commencer un
travail éducatif méthodique "
Janusz
Korczak
Comment aimer un enfant
Une
école où les enfants
ne font pas ce qu'ils veulent
mais veulent ce qu'ils font
Edouard
Clararède
Korczak véritable
précurseur de la convention des droits de l'enfant
N'hésitons
pas à le rappeler et à le revendiquer : la Convention
internationale des droits de l'enfant est d'abord un texte d'indignation
et de révolte.
Il est impossible
d'éduquer sans croire, sans espérer, c'est-à-dire
sans s'indigner de l'état dans lequel se trouve aujourd'hui le
bien le plus précieux de l'humanité, son enfance (
)
Daniel Hameline
Korczak, l'inspirateur
des droits de l'enfant, est bien, d'abord, un insurgé, comme
son uvre en témoigne. C'est un homme qui ne supporte pas
la violence faite à l'enfance : la violence physique, bien sûr,
la violence psychologique également, mais aussi la violence des
institutions qui prétendent uvrer pour " son bien
".
Korczak formait le caractère de l'enfant en s'efforçant
d'éveiller en lui le désir de s'éduquer, de se
contrôler soi-même. Il éduquait d'une façon
totalement désintéressée, non pas dans l'esprit
ni dans l'intérêt d'une religion, d'une nation, d'un État
ou d'une doctrine politique, mais uniquement pour le bien de l'enfant
lui-même. Stanislas Tomkiewicz
Or, explique Korczak,
la plus grande partie de ces violences tient précisément
à ce que l'enfant n'est pas considéré comme un
enfant ; sa spécificité d'être fragile, en devenir,
et qui nécessite, pour cela, une protection particulière,
n'est pas prise en compte. Il est enrôlé de force beaucoup
trop tôt dans nos querelles d'adultes, nos rivalités d'adultes,
nos combats d'adultes. Il faut donc entendre la revendication de droits
pour l'enfant comme une protestation contre le réductionnisme
qui triomphait à l'époque, contre cette tentation permanente
de l'adulte de considérer que l'enfant n'est qu'un adulte en
miniature, un peu comme dans ces tableaux de la Renaissance où
les visages d'enfants sont, en réalité, des visages d'adultes
sur des corps d'enfants.
À l'époque
où Korczak initia l'idée de droits de l'enfant -mais aujourd'hui
encore certainement- il était essentiel d'affirmer qu'il y a
bien un spécificité de l'enfance. Ce n'est d'ailleurs
pas un hasard si Korczak fut l'un des premiers et reste l'un des plus
grand écrivains de littérature de jeunesse.
Sarah : Semer,
toujours semer
Quand donc l'humanité commencera-t-elle
à récolter ? Depuis la nuit des temps, les graines restent
enfouies sous la terre et quand une fleur se lève, elle est aussitôt
arrachée alors qu'en toute quiétude, on vend des armes
à des criminels !
Mathias :Décidément, il n'y a que votre petite
personne qui vous intéresse. Le docteur avait raison : on ne
peut pas compter sur des adultes qui ruminent leurs échecs et
cultivent leur rancur. Mais nous, les enfants, nous ne renonçons
pas : nos droits seront un jour reconnus dans le monde entier ! Oh,
je ne crois pas aux miracles et je ne dirai pas aux bleuets de se transformer
en blé ; mais
Sarah : Vous allez vous battre seul ?
Mathias : Non, mais seulement avec ceux qui ont gardé
intacte la foi de l'enfant dans leur cur !
Sarah : Mon pauvre Mathias, tu ne vois donc pas le désert
de pierres qui nous entoure ?
Mathias : Et vous Sarah, êtes-vous devenue sourde ? Il
s'approche d'une pierre et colle son oreille. Faites comme moi, et vous
entendrez, dans chaque pierre, le bruit d'un cur qui bat.
" Le Roi Mathias Ier " J. Korczak, 1928.
Extrait
de " Le pédagogue et les droits de l'enfant : histoire d'un
malentendu ? " Philippe Meirieu.
Edition du Tricorne 2002.

©
photo Sylvie Steppé
Nous sommes tous
des résistants
Tout est parti de
mon intérêt pour l'écriture intelligente, singulière
et sensible de Greig qui aborde sa nouvelle pièce non pas sous
l'angle historique mais au travers du regard d'un individu d'une singularité
extraordinaire : le Docteur Korczak. Le regard qu'il renvoie sur la
communauté dans laquelle il vit à l'aube du 20ème
siècle est absolument neuf et déterminant du point de
vue de la pédagogie, de la philosophie, des relations et des
sentiments humains. Je compare cet homme à certains scientifiques
de la même époque. Par exemple, le regard que porte Einstein
sur l'univers est celui d'une seule personne qui va déterminer
le regard de millions de personnes par la suite. Dans la société,
il est de ces individus qui agissent comme des catalyseurs. Je songe
à l'avocat britannique Peter Benenson qui, en 1961, lisait un
article de presse exposant le cas de deux étudiants portugais
condamnés à 7 ans de prison pour avoir levé leur
verre à la liberté. Le jour même, Peter Benenson
écrivait au quotidien The Observer et appelait à une campagne
mondiale pour la protection des " prisonniers oubliés ".
Ces propos ont fait mouche et en quelques semaines, Peter Benenson recevait
des milliers de lettres de personnes prêtes à soutenir
son projet. Deux mois plus tard naissait Amnesty International
Sans être belliqueux, sans imposer ses idées, Korczak lui
aussi pose des actes qui agissent en révolte, en résistance
à une situation qui lui semble injuste et inhumaine. Au-delà
de ces personnalités géniales, de ces catalyseurs, j'ai
la profonde conviction que nous sommes tous des résistants. Résistants
à une sorte de négligence, d'oppression et de mise à
l'écart.
Jules-Henri
Marchant
Pour
en savoir plus
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Association
Française Janusz Korczak http://korczak.fr
Association Suisse des Amis du Dr Janusz Korczak http://www.droitshumains.org/korczak
De Janusz
Korczak :
" Journal
du ghetto ". Editions Bibliothèques 10/18 n°3201
" La Palestine. Note de voyage et correspondance 1927-1939
". Les Editions Noir sur Blanc
" Comment aimer un enfant " suivi de "
Le droit de l'enfant au respect ". Editions Robert Laffont
Sur Janusz Korczak:
" Janusz
Korczak. Comment surseoir à la violence ? ". PEMF
collection L'éducation en questions.
|
Le
service pédagogique
| Tél. 32 (0)2.507.83.62
Christelle Colleaux | christelle.colleaux@rideaudebruxelles.be
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