Je m'appelle Frédéric Dussenne. J'ai 48 ans. Je suis un « vieux » jeune metteur en scène. On le reste parfois longtemps en Belgique francophone... Je suis aussi directeur artistique de ma propre compagnie. Ca me permet de prendre de vrais risques. J'y tiens. Je pratique un théâtre où le corps a une grande place; j'aime que ça chante, que ça bouge, que ça rie, que ça pleure, que ça sue, que ça jouisse, que ça se bagarre dans les spectacles que je fais. Mais je suis aussi un peu ringard : j'aime le texte. Je crois encore que la parole est politique et qu'elle est au centre de ce qui rend le geste théâtral beau et nécessaire. Je me méfie des modes. Ca passe. Je ne me sens pas toujours obligé de plaire aux spectateurs ; j'aime aussi les troubler. J'aime les rencontrer après la représentation. J'y suis tous les soirs. Je hais les appareils photo.