C’est fait. Le Rideau a lâché les amarres. Il y a 68 ans, Claude Etienne investissait les lieux, (ré)inventant le théâtre belge. Mais aujourd’hui :
Bye bye BOZAR !
Bon, c’est vrai, ces dernières saisons déjà, on avait pris l’habitude de faire des infidélités à la Casa Horta, allant fouiner aux quatre coins de Bruxelles, en quête de terres plus accueillantes. Mais cette fois, c’est du sérieux. On ne reviendra pas sur nos pas.
Nous voilà peuple nomade. Libre comme l’R. En quête d’une terre promise. On n’est pas morose pour autant. Que du contraire. On se sent diablement vivant !
Et heureusement. Parce qu’on a du pain sur la planche, les amis. On ne peut tout de même pas laisser à nos enfants un monde dans cet état. Personnellement, au lieu de me morfondre dans une désespérance très tendance, j’ai voulu réunir quelques camarades de tous âges et de toutes conditions qui ont des choses à dire sur des sujets variés. Des sujets qui me préoccupent et pourraient éveiller votre curiosité.
Parmi ces camarades, la plupart sont vivants, quelques-uns sont morts (même si plus vivants que certains vivants), certains sont des certaines, d’autres sont des certains qui, en certaines circonstances, préfèrent les certains aux certaines… Il y a des Juifs, des Noirs, des Arabes et même des Flamands - c’est vous dire le bazar !
Certes, ça ne plaira pas aux nostalgiques des frontières étanches et des identités-pédigree. Tant pis. On ne peut pas plaire à tout le monde.
Quant à ceux qui attendent du théâtre l’évasion facile et la détente narcotique, je m’en voudrais de leur vendre un chat dans un sac. Au Rideau, ça jubile, ça touche au cœur, ça secoue les tripes, mais autant vous prévenir : niveau méninges, on risque cette année encore de croiser quelques trublions bien décidés à nous empêcher de penser en rond. Ils le feront sans provocation gratuite, le plus souvent avec humour... Mais on risque de traverser quelques zones de turbulence. Et sur notre frêle esquif, il faudra se contenter de la classe tous risques.
Pour ce qui est de l’accueil, promis, on vous recevra comme si vous veniez manger à la maison. Sans luxe et sans chichis. Dans la joie d’un partage simple et chaleureux. Nous avons choisi avec soin quelques théâtres amis où nous déclinerons notre saison. De bonnes adresses. Des auberges à taille humaine. On sera fidèle au poste pour vous y accueillir et recevoir vos louanges ou vos coups de gueule. Et désormais, nous serons aussi au bout du fil, assurant nous-mêmes le service des réservations. N’hésitez pas à nous appeler. Au Rideau, on adore papoter. De tout et de rien.
LETTRE OUVERTE DE MICHAEL DELAUNOY
à la ministre fadila laanan
Suite aux récentes déclarations de la Ministre de la Culture dans La LIbre Belgique (13/09/11), prenez connaissance de la lettre ouverte que lui adresse Michael Delaunoy, Directeur artistique du Rideau.
Ce mercredi 31 mars 2011, Michael Delaunoy, Directeur artistique, et Jean-Marie De Backer, Président, ont fait le point sur la situation du Rideau de Bruxelles.
Pour rappel, le 18 octobre 2010, le Rideau annonce publiquement qu’il est contraint d’envisager son avenir hors du Palais des Beaux-Arts dès la saison 2011-2012. Son intention est d’une part de pouvoir investir un lieu prêt à accueillir provisoirement ses créations dès septembre 2011, et/ou de dégager avec la Communauté française une solution pérenne d’implantation.
En six mois, le Rideau, épaulé par plusieurs partenaires, a exploré plus de 80 pistes, sillonnant la région bruxelloise et multipliant les contacts. Recherches effectuées alors que le théâtre est en pleine activité.
Le Rideau remercie toutes les personnes, organismes publics et privés qui l’ont aidé dans cette recherche, ainsi que tous les théâtres, du plus petit au plus grand, qui ont proposé leur soutien*. Malgré les contacts fréquents avec la Communauté française, aucune solution satisfaisante n’est concrétisée à ce jour. Le Rideau a dès lors programmé sa saison 2011-2012 dans différents lieux à Bruxelles, en nomadisme.
Il est nécessaire pour le Rideau, afin de poursuivre sa mission, de disposer à court terme de deux salles, d’un espace de répétitions, d’espaces d’accueil et de moyens techniques suffisants. Une solution pérenne doit être dégagée pour le mois de mai 2011 pour permettre au Rideau d’envisager son avenir de manière claire et sereine.
Le fait de nous retrouver, dès la saison prochaine, démunis de lieu permanent suscite notre inquiétude.
Pourquoi sauver le Rideau ? Trois réponses :
- Ce qui est aujourd’hui en jeu, c’est la survie de la plus ancienne compagnie de création en Belgique francophone, fondée par Claude Etienne en 1943. Dès l’origine, le Rideau choisit de mettre en avant les nouvelles écritures, belges et internationales. La naissance du Rideau c’est aussi la naissance du théâtre belge francophone. Ce poids symbolique mérite d’être pris en compte.
- Alors que le Rideau traverse aujourd’hui la crise la plus grave de son histoire, il réussit parallèlement à mener une mutation décisive sur le plan artistique et à renouveler ses publics, toutes choses qui ne pourront s’accomplir pleinement que dans un lieu permanent. Cette mutation est également perceptible dans les activités du Rideau qui se sont diversifiées grâce à la politique dynamique de coproductions et partenariats nationaux et internationaux initiée par son directeur artistique, à la tête du Rideau depuis 2007.
- Quel rôle jouera à l’avenir le Rideau de Bruxelles ? La Communauté française a l’opportunité de disposer d’une institution dédiée à la découverte de nouvelles écritures. Si on lui en donne les moyens infrastructurels et budgétaires, le Rideau pourrait demain devenir le centre dramatique des écritures contemporaines en Communauté française. Il serait dommage que Bruxelles, qui jouit d’une position de carrefour européen, soit privée d’un tel projet, existant dans d’autres capitales.
En 2011-2012, le Rideau sera donc accueilli au Kriekelaar, centre culturel flamand schaerbeekois, ainsi que dans différents lieux que les spectateurs du Rideau connaissent bien : le Théâtre Marni, la petite salle du Varia, Wolubilis et l’Atelier 210. Une fête de présentation de saison aura lieu le samedi 14 mai prochain (des informations plus précises suivront).
Ce lundi 18 octobre 2010 à l’occasion d’une conférence de presse en matinée et d’une rencontre publique en soirée, Michael Delaunoy, Directeur artistique, et Jean-Marie De Backer, Président, ont exposé la situation actuelle du Rideau de Bruxelles, contraint d'envisager son avenir hors du Palais des Beaux-Arts à partir de la saison 2011-2012.
Cette conférence fait suite à l’épisode d’avril 2008 où Michael Delaunoy et Jean-Marie De Backer avaient posé la question « Quel avenir pour le Rideau ?», alors que les représentations d’ « Elseneur » de Clément Laloy avaient dû être annulées en raison du retard de la construction de la salle destinée à remplacer le Petit Théâtre.
Flash-Back
Le Petit Théâtre est démoli le 21 septembre 2006 sans que le Rideau en ait été averti. Après avoir renoncé à le reconstruire sur son emplacement d’origine, le Palais des Beaux-Arts propose de le remplacer par l’Auditorium Paul Willems, une salle provisoire installée au flanc du Palais des Beaux-Arts. La construction de l’Auditorium est finalisée en août 2008, soit avec un an de retard. Les permis d’exploitation sont accordés pour une période de 3 ans, soit jusqu’à la fin de l’actuelle saison 2010-11.
Depuis 2008, le Rideau n’a cessé de s’inquiéter de la solution pérenne pour l’hébergement de ses activités, solution promise par le Palais des Beaux-Arts suite à la destruction du Petit Théâtre. D’autant plus que l’utilisation de l’Auditorium Paul Willems s’est avérée totalement insatisfaisante pour les équipes artistiques et pour le public qui s’est plaint à d’innombrables reprises.
Aujourd’hui, le Rideau est dans l’impossibilité de poursuivre ses activités à l’Auditorium Paul Willems, au-delà de la période de 3 ans prévue par le permis d’exploitation initial et en raison de la mauvaise qualité de cette salle. Il constate l’absence de solution pérenne pour l’hébergement de ses activités, la salle du Studio étant elle aussi soumise à de nombreuses nuisances. Une demande de rénovation de la Salle M a été proposée par le Rideau au Palais des Beaux-Arts dès la fin 2005, qui en a reporté régulièrement l’étude de faisabilité. Le Palais des Beaux-Arts n’est donc plus en mesure de répondre à ses obligations, prévues dans la Convention de collaboration Rideau / Palais des Beaux-Arts, en termes de mise à disposition de salles et des conditions de leur utilisation.
L’avenir
En recherche d’un nouveau lieu où abriter ses productions et où accueillir ses artistes et son public dès la saison 2011-12, le Rideau est accompagné et soutenu par la Communauté française. Une concertation régulière a été mise en place entre le cabinet, l’administration et le Rideau dans le but de trouver des solutions à court terme.
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L'ÉQUIPE Catherine Briard, secrétaire générale
Mireille Capelle, chef comptable
Christelle Colleaux, service éducatif, archives
Dominique Decallais, gestionnaire financier et administratif
Michael Delaunoy, directeur artistique / C.V. Raymond Delepierre, coordinateur technique
Tristan Droillard, responsable de la billetterie
Stanislas Drouart, régisseur, accessoiriste
Bozena Jaron, comptable
Muriel Lejuste, assistante
Marie Maloux, presse, promotion
Anne-Sophie Mariage, secrétaire Gauthier Minne, régisseur Violaine Van Cottom production, promotion, décentralisation
Françoise Van Thienen, costumière
LE CONSEIL D'ADMINISTRATION
M. Jean-Marie De Backer, Président
Mme Antoinette
Spaak, Présidente d'honneur Mme Pascaline Adamantidis, administratrice Mme Dominique Hallin-Bertin, secrétaire M. Dominique Gaffé, administrateur M. Robert Janssens, administrateur Mme Véronique Lemaire, administratrice M. Laurent Moosen, administrateur M. Thierry Lambrecht, commissaire aux
comptes M. Benoît Velge, administrateur
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Le Rideau de Bruxelles est la compagnie théâtrale la plus ancienne de la capitale. Et même du pays. Il fut créé le 17 mars 1943 par Claude Etienne, jeune acteur et metteur en scène, qui le dirigea pendant 49 années de créations et de découvertes ininterrompues.
Le Rideau, subventionné par la Communauté française, n’a jusqu’ici connu que 3 directeurs artistiques : son fondateur Claude Etienne jusqu’à son décès, Jules-Henri Marchant de 1992 à 2007 et aujourd’hui Michael Delaunoy.
Le Rideau privilégie la création contemporaine en révélant les oeuvres des auteurs d'aujourd'hui et les nouvelles pratiques scéniques. Offrant une place prépondérante à la question de la parole, la compagnie propose une programmation stimulante, portée par des artistes belges et étrangers de qualité, qui interroge l’intime dans son rapport au monde. Le Rideau compte plusieurs artistes associés (parmi lesquels Frédéric Dussenne et Christophe Sermet) et travaille en production propre mais aussi en coproduction avec de nombreuses structures en Belgique et sur la scène internationale. Dans un esprit d’ouverture et de convivialité, il organise des espaces de rencontre avec le public en lien avec les spectacles et collabore avec des associations extra-théâtrales. Le Rideau présente une programmation aventureuse et contrastée, exigeante et passionnante.
Installé depuis sa fondation au Palais des Beaux-Arts, premier centre culturel du pays conçu en 1928 par l'architecte Victor Horta, Le Rideau est aujourd'hui contraint d'envisager son avenir sur des terres plus accueillantes. Provisoirement théâtre nomade, ses spectacles se jouent dans différents lieux bruxellois.
Texte de présentation du Rideau rédigé par Martine Renders à l’occasion du 60me anniversaire du Rideau
Compte-rendu de l'intervention de Michael Delaunoy, à l'occasion de la conférence de presse "Quel avenir pour le Rideau ?" tenue le 18 avril 08. Intervention Michael Delaunoy (56 Ko)
et les infos par spectacle, reprenant l'actualité de
nos manifestations que vous pouvez
recevoir gratuitement par courrier
en nous laissant vos coordonnées à l'adresse
Documentations
sur chacun de nos spectacles, chargeables sur la page "résumé" des spectacles de la saison en cours ou consultables via l'onglet archives (à partir de la saison 00-01)
LES
CAHIERS DU RIDEAU
Editions de
pièces qui ont été créées
au Rideau de Bruxelles et, sauf
rares exceptions, dont les auteurs
ou adaptateurs sont de nationalité belge.
Le Rideau de Bruxelles a édité dans
la collection " Les Cahiers
du Rideau " les textes des
pièces suivantes:
Blaise
Pascal de Pierre Laroche
Dirty
Linen et New-Found-Land de Tom Stoppard
Il
Pleut dans ma Maison de Paul Willems
Richard
II de Shakespeare
L'Auto-Stoppeur et L'Espadon de Jean Sigrid
L'Oiseau
Vert de Gozzi,
adaptation de Charles Bertin
(épuisé)
Les
Indifférents d'Odilon-Jean Périer
Parodies de Tom Stoppard
Le
Pédagogue de James
Saunders
Le
Bruit de Tes Pas et Quoi
de Neuf Aruspice
? de Jean Sigrid
L'Ambassadeur
Amoureux de
Jacques Hislaire
Le
Joueur de Dostoïevski
Aïda Vaincue de René Kalisky
(épuisé)
La
Matrone d'Ephèse de Georges Sion
Mort
d'une Souris et Les
Cavaliers de Jean Sigrid
Elle
Disait Dormir pour Mourir et Le
Bon Vin de Monsieur Nuche de Paul Willems (épuisé)
Fantômas et Tristant
et Yseult de Ernst Moerman
Leonardo ou le
Souci de l'Ephémère de
Pietro Pizzuti
Petite
Faim, Grande Faim de Martine Renders
Shirley
Valentine de Willy
Russell
Moi,
Jean-Joseph
Charlier dit Jambe de Bois,
Héros
de la Révolution Belge
de Paul Emond
Le
Roi Lear de Shakespeare
Prométhée
Encha"né de Eschyle,
adaptation Henry Bauchau
Il
pleut dans ma maison de Paul Willems (réédition)
Elle
Disait Dormir pour Mourir de Paul Willems (épuisé)
Les Cahiers du Rideau sont
disponibles à l'administration
du Rideau de Bruxelles. Prix unique
9 €
50
ANNÉES DU RIDEAU DE BRUXELLES
Claude
Etienne
17 mars 1943 -
17 mars 1993
Répertoire de tous les
spectacles joués durant
cette période. En
vente à l'Administration
du Rideau | Prix : 12,39 €
CLAUDE
ETIENNE : LA MÉMOIRE OUVERTE
Evocation
d'une vie Sophie Creuz
Editions Duculot/Rideau
de Bruxelles 1993
Evocation de la vie
du fondateur du Rideau de Bruxelles En vente à l'Administration
du Rideau | Prix 10 €
PIERRE LAROCHE
Collection
Conversations d'arrière-scène
Mise en oeuvre par la collection Hayez&Lansman chez Hayez Editeur dans le cadre de la SIBMAS (Société internationale des Bibliothèques et des Musées des Arts du Spectacle), la collection Conversations d'arrière-scène, coordonnée par Christelle Colleaux, propose des conversations-portraits qui font appel à trois médias : l'écriture, le son et l'image.
Elle souhaite mettre en valeur des artistes et créateurs de théâtre en Belgique à la lumière de leur parole singulière, directe ou rapportée, ainsi que de témoignages sur leur parcours et leur travail.
L'ouvrage Pierre Laroche, est le numéro 1 de cette collection.
Composé de conversations à bâton rompu transcrites par Régis Duqué , ce livre-objet est illustré de photos inédites de Michel Reuss et d'un CD audio de souvenirs sonores captés et rassemblés par Guillaume Istace.
Production Rideau de Bruxelles en partenariat avec Hayez Editeur.
Il est également disponible à l'accueil de nos spectacles et à l'Administration du Rideau.
LISTE DES SOUSCRIPTEURS
Valérie Bauchau, Rachid Benbouchta, Colette Bertin, Catherine Briard, Jacques Broekhuisen, Anne Chappuis, Marie-Anne Clairembourg, José Cloots, Pierre et Ghislaine Colmant-Gilbert, la Communauté française Wallonie Bruxelles, Sophie Creuz, Jean-Claude De Bemels, Jean-Marie et Irène De Coster, Jeanine De Gryse, Raymond Delepierre, Monique Dorsel, Cécile et Louis Escoyez, Dominique Gaffé, Hélène Gailly, René Hainaux, Dominique Hallin-Bertin, Thierry Hellin, Anne Jottrand, Nicole Leclercq, François et Martine Legein-Van Dieren, Marie-Paule Levis, Lida Lifschitz, Jean-Louis Luxen, Claire-Anne Magnès, Monsieur et Madame Motteu, Famille Nyssen-Housiaux, Paul Pettiaux, Pietro Pizzuti, Françoise Ponthier, Vincent Radermecker, Anne-Michèle Renders, Michel Renier, Laetitia Reva, Anne-Marie Saverys,Titanne Simons, Philippe Sireuil, Jacqueline Skala, Antoinette Spaak, Elisabeth Stengèle, Thérèse Stevens, le Théâtre de la Place, le Théâtre Royal du Parc, Paul Van Ackere, Michel et Béatrice van de Kerchove, Claire Vandepaer, Etienne Van der Belen, Jean Van Vyve, Claude Van Wetter, Marie-Louise Verbaet-Van Camp, André et Bernadette Vincent-Renders, Catherine Simon, Luc et Magdeleine Willame, Eliane Yerlès-Martin, Bernard Yerlès, Dominique et Jacques Zeegers.
LA LISEUSE
La liseuse, c’est le comité de lecture du Rideau.
Elle se donne pour mission d’enrichir le projet artistique du Rideau :
- en explorant le répertoire théâtral actuel, tant belge qu’international.
- en lisant les manuscrits qui lui sont envoyés.
Objectif : nourrir la programmation des saisons à venir et révéler de nouveaux auteurs.
La liseuse rassemble des artistes associés, la direction du Rideau, certains membres de l’équipe et des personnalités proches du théâtre. Chaque texte est lu par deux personnes au moins.