avril    
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funérailles d’hiver

farce burlesque avec chansons

HANOKH LEVIN / MICHAEL DELAUNOY

éditions Théâtrales (2006) / Texte français Laurence Sendrowicz.

Une nuit d’hiver, un vieux garçon perd sa maman. Pour ne pas être seul à la porter en terre, il frappe à la porte de sa cousine. Mais la cousine n’est pas du tout décidée à recevoir une si triste nouvelle. C’est que le lendemain, elle marie sa fille. 400 invités attendus. 800 poulets commandés. Retarder le mariage pour enterrer la vieille ? Plutôt crever !
Course poursuite délirante défiant les lois de la physique (chez Levin, une noce traquée peut s’envoler jusqu’au sommet de l’Himalaya), Funérailles d’hiver réinvente la grande tradition du vaudeville, chansons incluses.
Dans cette redoutable machine à jouer, Levin dépeint la fuite en avant d’une société vouée au culte de la jeunesse et du consumérisme débridé. Une société construite sur la négation du déclin, de la maladie, de la mort, qui sont pourtant notre lot commun.

MICHAEL DELAUNOY

Le rythme est endiablé, les répliques acidulées fusent entraînant de tonitruants éclats de rire, la salle jubile. On adore cette folle énergie, ces personnages à la verve étourdissante et au caractère bien trempé, cette atmosphère délicieusement lugubre. Certes décalée, cette farce démontre qu’il y a toujours une petite place pour aimer et espérer.
ARC INFO, L’EXPRESS (CH)

Funérailles d’hiver, à ne manquer sous aucun prétexte. Des noces compliquées par la mort d’une aînée, imaginées par Hanokh Levin et menées tambour battant par la Compagnie du Passage associée au Rideau de Bruxelles. Le titre est aussi mélancolique que le spectacle est tonique.
LE TEMPS – LAUSANNE 05.12.2018

Ne vous fiez pas au titre ! La pièce d’Hanock Levin a beau s’intituler « Funérailles d’hiver », l’ambiance est plutôt au cabaret déjanté. Entre Beckett et les Monty Pythons, ces obsèques désopilantes vous emmènent d’une plage de Tel Aviv au sommet de l’Himalaya… La pièce d’Hanock Levin, mise en scène par Michael Delaunoy, pourrait justement booster la sérotonine de tous les dépressifs du moment, apporter ce petit supplément de bonne humeur à tous ceux que le manque de lumière désespère.
CATHERINE MAKERELL – LE SOIR – 11.01.19

Le théâtre cruel, kaléidoscopique et plein d’humour de l’Israélien Hanokh Levin (1943­1999) a depuis longtemps séduit Michael Delaunoy… 
Le metteur en scène s’est emparé avec gourmandise de cette tragicomédie grinçante truffée de clins d’œil, farcie de surréalisme avec, pour gaz propulseur, le déni de ceux qui ne sauraient renoncer à la cérémonie dont ils ont tant rêvé. C’est qu’on n’ajourne pas ainsi la noce qui réunira 400 invités et a nécessité la commande de 800 poulets rôtis…
MARIE BAUDET – LA LIBRE – 14.01.19

Gros coup de cœur de la semaine !
NICOLE DEBARRE – LA PREMIÈRE – RTBF – 14.01.19

Le travail de cette équipe – réunissant une compagnie suisse et le Théâtre du Rideau – est monumental. Mais se dégage avant tout un immense et bouillonnant plaisir. Muriel Legrand (la cousine et mère de la mariée) est absolument nucléaire. Heureusement qu’elle est entourée de costaud(e)s, sinon elle phagocyterait tout: Frank Michaux est un Ange de la Mort épouvantablemement séduisant, Catherine Salée crue et désabusée à souhait, Pierre Aucaigne au comique pincé irrésistible, pour ne citer qu’eux. C’est vif, intelligent, décalé, ciselé, maîtrisé. Le seul inconvénient, c’est cette envie tenace d’y retourner.
CÉCILE BERTHAUD – L’ECHO – 12.01.19

RENCONTRE APRÈS SPECTACLE / ME 16.01

Avec l’équipe artistique et Laurence Sendrowicz, autrice de théâtre qui signe aussi le texte français d’une trentaine de pièces de Hanokh Levin.
Modérateur Cédric Juliens.

Als een krankzinnige achtervolging die de natuurwetten tart (bij Levin kan een bruiloftsstoet die achterna gezeten wordt,tot de top van de Himalaya geraken), herconcipieert Funérailles d’hiver de grote vaudevilletraditie, onnozele liedjes incluis.