Je fais chier les cons, c’est d’utilité publique.
avril    

ravachol

Axel Cornil / Modul

« Què Ravachol es’ti là ! » Dans ma région, on dit ça pour parler des mecs qu’on ne comprend pas et qui ont l’air d’en avoir rien à foutre de rien. Je me suis penché sur l’expression, j’ai découvert qu’elle faisait référence à un gars du 19e qui était vraiment pas content de comment les choses allaient et qui avait décidé de le faire savoir à grand renfort de bombes. Je me suis rendu compte que la colère de ce mec et la mienne n’étaient pas si éloignées. Après avoir réfléchi moins d’une minute, j’ai demandé à des sales gosses de s’emparer de cette histoire avec moi. Ça donne un mélange d’humour potache et de sérieuse insolence. Quatre acteurs. Quinze personnages. Un peu de punk. Une course-poursuite politique aux allures de polar américain. Et une jeunesse ballotée entre cynisme, désespoir et radicalisation.

AXEL CORNIL

Quatre comédiens de feu s’approprient en transformation minute quatorze rôles, sur un plateau sans coulisses, avec trois fois rien, dont une table qui prend toutes les positions imaginables. Dans un plaisir fou du jeu, ils ont la rage au ventre et au verbe, trivial et poétique, politique et social. Ils jouent, cognent, chantent l’histoire de Ravachol, ce bandit anarchiste du XIXe, qui en découd avec la misère, ici et maintenant. C’est signé et mis en scène par Axel Cornil : une formidable découverte dans le sillage d’un Koltès !
*** MICHÈLE FRICHE – LE SOIR

Sur un plateau en pagaille, Axel Cornil abolit la distance entre poésie et politique…
Voilà une fable, nourrie de faits, offrant de vifs échos tant à l’histoire récente qu’à l’actualité brûlante, sans se résumer au parallèle avec le mouvement des “gilets jaunes”. Le propos réussit à être à la fois vaste et précis, qui englobe misère, lutte des classes, indignation, radicalisation – hors de toute
considération religieuse -, terrorisme.
MARIE BAUDET – LA LIBRE BELGIQUE

…Quatre jeunes comédiens parmi les plus doués de leur génération -Adrien Drumel, Gwendoline Gauthier, Héloïse Jadoul et Pierre Verplancken- enchaînent sans temps mort des scènes globalement fidèles à la vie mouvementée de François Claudius Koënigstein…Des superpositions à l’effet drôlatique qui viennent utilement alléger, avec une dose maîtrisée d’adresses cabotines au public, le ton tragique général.
ESTELLE SPOTO – VIF FOCUS

 

RENCONTRE APRèS SPECTACLE / ME 27.02

Avec Axel Cornil, l’équipe du spectacle et Corentin Lahouste qui achève la rédaction d’une thèse en littérature sur la question de l’anarchie (Université catholique de Louvain) et travaille notamment sur l’œuvre de l’écrivain belge Marcel Moreau. Modérateur Cédric Juliens.

AVEC LES PUBLICS JEUNES

Une animation préparatoire en classe (50 min), gratuite et prise en charge par les comédien.ne.s du spectacle.
En plus de l’introduction « classique » :
– Atelier d’écriture et de jeu 
– Atelier d’illustration
– « Le petit salon de la désobéissance ». 

Een mengeling van flauwe grappen en ernstige schaamteloosheid. Vier spelers. Vijftien personnages. Een beetje punk. Een politieke achtervolging met de allure van een Amerikaanse politieroman. En een jeugd die schippert tussen cynisme, wanhoop en radicalisering.